Revue de presse - jerome attal :  

Chorus (Juillet-août 2006)

20 Minutes (Suisse, 19 mai 2006)

 

 

La Liberté (Suisse, mai 2006)

 

La Gruyère (Suisse, mars 2006) :

Charentes -maritimes, 11 Mars 2006 :

Chorus, Printemps 2006

 

 

Télé poche du 04 au 10 mars 2006

Métro 27.02.06

Le Parisien - 27.02.06

Elle à Paris - février mars 2006

 

Transfac - janvier, février 2006

Lylo - février 2006

 Gala - janvier 2006 (photo avec Astrid)

VSD- janvier 2006 (photo avec Astrid)

 Biba - janvier 2006.

J-mag (Suisse) - décembre 2005

Trax - décembre 2005

Elle - 28 novembre 2005

Rock one - novembre 2005.

Open mag novembre 2005.

Virgin mag - novembre 2005

chronique du disque à côté de l'article sur Johnny hallyday.

mention dans l'article sur Johnny du titre "S'il n'est pas trop tard"

 

Gala novembre 2005.

Infrarouge - octobre 2005.

 

Marianne Octobre 2005.

Jérôme Attal : le nouveau chouchou de la chanson française
Le 09/10/2005 à 8 h 00 - par Lucie Loos

On a beau lui chercher toutes les influences possibles, c’est essentiellement par son originalité que la musique de Jérôme Attal se distingue de celle des autres.

Décrit comme un dandy maladroit, un séducteur peu sûr de lui et autres paradoxes amusants, Jérôme Attal est avant toutes autres considérations un parolier, écrivain et chanteur de talent. Un amour de l’écriture, que l’on avait notamment découvert dans ses nouvelles, publiées dans la revue Bordel, qui se retrouve incontestablement dans son premier album studio : Comme elle se donne. Le jeune prodige nous propose ici un mélange étonnant de textes sentis et bien écrits, en un sens assez poétiques, sur fond de musique pop aux accents électroniques. Un cocktail surprenant et envoûtant qui réunit de plus en plus d’inconditionnels. Aussi, arrêtons donc de chercher à tous prix à cataloguer cet artiste, qui pour une fois en mérite bien le nom, et prenons sa production pour ce qu’elle est : quelque chose de musicalement bon, de nouveau et d’original. Vous pourrez d’ailleurs vous en rendre compte par vous-mêmes en écoutant son album, dans les bacs le 10 octobre prochain, ou bien en vous rendant à son concert. A bon entendeur…

 

Timeout Octobre 2005.

 

Le Réservoir has a reputation as a venue frequented by the music industry and a place for sounding out new music talents. So here's the chance to discover the ironic monologues of Jérôme Attal giving four concerts to coincide with the release of 'Comme elle se donne' his first studio album. Attal has a growing underground following, thanks not just to live gigs but also the rambling, name-dropping chronicles of his on-going web diary (argonaut.club.fr). He's already been dubbed as (yet) another 'new Gainsbourg' but there's also a dash of Pulp in here - and an undeniably Jarvis Cocker-style love of dandy dress.

I-mode Octobre 2005.

 

New Comer Octobre - Novembre 2005

Musique Infos Hebdo - Octobre 2005.

ça se passe comme ça Octobre 2005.

La Tribune, Ocotobre 2005.

Rock'n Folk spécial rock français, mai 2005.

 

Jalouse, Mars 2005.

Métro Octobre 2004.

Figaro Madame Japon août 2004.

Rock'n Folk Décembre 2004.

 

LYLO Juillet 2004

 

Presse en Suisse Novembre 2004

Femme actuelle. Semaine du 04 octobre 2004.

Libération Juin 2004

 

OUEST France Octobre 2004

 

Longueur d'ondes Novembre 2004

GALA Octobre 2004

Télé-Poche Août 2004

Rock'n Folk juillet 04

    Le premier album distribué nationalement de Jérôme Attal sera donc un live. Nous sommes déjà là dans un monde de paradoxes auquel Attal fait contre mauvaise fortune bon coeur. Ce live (compte-rendu) aura donc des allures de best of destiné à ceux qui connaissaient déjà la présence altière et érudite de ce dandy à l'humour pince-sans-rire (avec Attal, il convient d'employer une légion d'adjectifs afin d' analyser une personnalité riche et complexe) et ceux qui n'avaient pas encore goûter aux charmes de l'artiste. Attal aura affiné avec le temps la formule optimale pour donner le meilleur écrin musical à ses textes mélancoliques. L'époque des Argonautes (son premier groupe, proche de Murat) semble loin, même si Attal a gardé de cette époque un beau titre, A côté d'aujourd'hui. Depuis, son album précédent, l'heure est à l'électro-pop (pourtant avec le même clavier et batteur que du temps des Argonautes). Mais évolution essentielle, le groupe s'est complété récemment d'un bassiste au jeu très Bernard Summer, et servant enfin de liant à la musique. On pourra évoquer longtemps la prose de Jérôme, faire un rapprochement de circonstance avec Dellerm, parler de la musique qui navigue entre la grande tradition de la chanson française (de Barbara à Gainsbourg), une pop d'inspiration britannique, une virée électro sidérale oh pardon sidérante voire une version francophone du spleen curiste (La théorie des nuages, nouveau titre studio). Mais on oubliera l'essentiel, des petits moments grappillés ça et là sur la marche normale de la vie : une constellation d'étoiles qui naît en direct; une orgie où quelqu'un dit indécemment "je t'aime"; un banal dîner où la mélancolie insondable arrive au détour d'un arpège et où passer une main sous un pull devient un acte existentiel. C'est en cela que réside la magie Attalienne, au delà des genres et de la critique et c'est pourquoi elle mérite d'être le plus largement partagée.
     
    Denis Zorgniotti chronique disque live pour l'émission de radio et le site MagicBox. (Juillet 2004)
 
 
 
    5 bonnes raisons de détester Jérome Attal :

    1 / Jérome Attal fait parti de ces types plein de mystère, qui raflent toutes les filles, les plus belles surtout, celles qui écoutent PJ Harvey depuis l'adolescence, fréquentent le musée Picasso et/ou du Luxembourg, sont étudiantes en Histoire de l'Art et viennent de plaquer leur petit ami pour d'obscures raisons littéraires, bref, les seules filles qui soient vraiment intéressantes ;

    2 / Jérôme Attal a inventé le name-dropping avant Delerm et est plus cultivé que lui, ce qui lui permet d'être de compagnie agréable dans les secondes parties des soirées parisiennes, quand moi je ne fais que boire de la vodka orange et commenter le dernier match de l'équipe de France dans la cuisine (quand je suis invité !).

    3 / Jérome Attal écrit les plus beaux textes de la chanson française actuelle. Des mots d'une beauté frappantes, à la fois tendres et cyniques, sensibles et crûs. Il tient un journal intime sur Internet qui fait ressembler sa vie à un roman, quelque part entre Dostoïevski et Salinger, poignant et exalté. Il chante à merveille avec une voix qui, il y a quelques années, auraient attiré des remarques désobligeantes. Sa voix, aujourd'hui, colle aux textes de façon presque sensuelle, avec une ton doucement monocorde que n'aurait pas renié Miossec, dans un autre genre (cf ma chronique : Pourquoi je déteste Christophe Miossec.) En ce qui me concerne, c'est dans ma douche que je chante le mieux.

    4 / Jérome Attal est à l'orée d'une grande carrière en tant qu'auteur. Personnellement je suis à la recherche d'un CDI stable, dans n'importe quel domaine.

    5 / Jérome Attal fait quelque chose de sa vie, comment dire, il en fait quelque chose de neuf.

    JE HAIS JEROME ATTAL
    par Thibaut pour Granrock.net (juillet 2004)
 
 
 
    Chronique pour Foutraque.com et concert and co. par Pierre Andrieu :
     
    Jérôme Attal, un chanteur un peu vite estampillé rive gauche - à son grand désarroi, il habite rive droite -, continue à publier contre les vents et les marées du marketing musical des disques ou sa voix de poète maudit, ses textes en forme de journal intime et ses musiques classieuses (electro pop ou chanson pop) font merveille Cette fois-ci, le nouvel album est un enregistrement live d'une prestation au House of live en novembre 2003, devant un public lointain. Entouré par un groupe de scène capable de s'adapter aux différentes ambiances des morceaux, Jérôme Attal dit ses mots empreints de vague à l'âme (mais parsemés d'humour pince-sans-rire) entre deux citations de Jacques Lacan, Jean Cocteau ou Vincent Van Gogh, le tout sur des musiques évoquant le Serge Gainsbourg pop, les lignes de basse de The Cure, les sonorités désuètes de la New Wave et les claviers vintage utilisés par Air. L'ensemble se révèle rapidement addictif et envoûtant, poussant l'auditeur à écouter en boucle ce live dans l'unique but de prolonger un sentiment diffus de mélancolie, finalement assez réconfortant. On ne sait pas si « la tristesse durera toujours », comme l'a déclaré Van Gogh avant de mourir ; la réponse flotte sans doute dans le vent et La théorie des nuages, le très prometteur titre inédit qui clôt cet album. Mais une chose est sûre : la mélodie et les paroles du Jeune homme changé en arbre - introduits par cette phrase désespérée du peintre torturé- resteront longtemps en mémoire comme les autres chapitres des aventures musicales de Jérôme Attal.
     
    (Pierre Andrieu)
 
 
 
JEROME ATTAL
Le meilleur groupe français que les gens n'ont pas encore découvert chante l'amour mélancolique façon Nick Cave sorti d'un film de la nouvelle vague. L'illumination electro pop du moment est totalement subjective. Elle mérite néanmoins d'être exprimée à l'occasion de la sortie d'un album live autoproduit.
Jérome Attal est un grand jeune homme au visage triste et sombre qui attire sans mal le regard des filles. Sur scène il cabotine légèrement mais toujours avec décalage. Il lui arrive souvent de citer Cocteau et Van Gogh entre deux morceaux... tout en se resservant un mug de thé. Ce qu'il chante tient de la litanie amoureuse vécue par un enfant de la nouvelle vague. Tout se passe à Paris rive gauche. Toutes les filles sont autant de blessures secrètes que de Madeleine De Proust. Il y a ici le flash, l'accoutumance puis la descente. Qui osera dire que l'amour n'est pas l'héroïne du jeune homme moderne ? Pendant ce temps le groupe qui accompagne Jérome Attal distille des accords électro pop obsédants et empreints d'une mélancolie chic. Physiquement et vestimentairement ces derniers (Cyrille Fournel, Frederic Rouet, Mathieu Zazzo) ne sont pas en reste. Comme leur chanteur ils sont maigres, fiévreux et, souvent habillés de noir. Un peu sortis d'un film de Leos Carax un peu Nick Cave. Une aubaine esthétique en bonus à l'aubaine musicale. Dans le disque live autoproduit que Jérome Attal et son groupe ont enregistré en novembre dernier à Paris il y a une chanson bouleversante. Elle s'intitule "Ton Visage C'est Mon Pays". J'ai un peu honte de l'avouer mais, à chaque fois que je l'écoute, ce morceau me fait pleurer comme un con. Cela ne m'était pas arrivé de pleurer comme un con en entendant une chanson depuis, disons, "I Know It's Over" de The Smiths, "Hello It's Me" de Lou Reed & John Cale ou "Aimer" de Jean-Louis Murat. Sur scène comme sur disque la musique de Jérome Attal est placée à ce niveau d'élégance absolue. Voila ce qu'il convient d'appeler un bloc de romantisme, de dandysme, de tension et de sensibilité exacerbée. D'ailleurs les titres et les textes des meilleurs morceaux de ce quatuor parisien certifient la fièvre. "La Pornographie" ("C'est dégueulasse la vie d'adulte !"). "J'ai Cru Bon De Tenir A Vous" ("J'ai cru bon de tenir à vous. J'ai tenu bon de croire en vous... Mais ça n'a rien donné du tour !"). "A Côté D'Aujourd'hui" ("J'ai quand même le droit de me dire qu'hier je suis passé à côté d'aujourd'hui !"). Mais je m'égare, là. Je parlais de "Ton Visage C'est Mon Pays". Vous pouvez être par avance réduits en cendres car voila une chanson qui ne vous lâche pas. Dans ce morceau Jérome Attal se sent chez lui dans un visage féminin. Finalement, l'être aimé s'éloigne. Part en vacances. Et alors il devient quoi le chanteur délicat ? Il devient une sorte de sans-papiers sentimental. "Qu'est ce que l'on fait/On devient quoi/Quand son pays part en vacances..."
Je ne vais pas faire mon rock critique déontologue. Oui, je connais personnellement Jérome Attal depuis maintenant quatre ans. Oui, nous habitons dans le même quartier à Paris. Oui, il a publié de larges extraits de son journal intime dans le fanzine auquel je participais activement. Oui, il me paye souvent des cafés noisettes, me dépanne d'un ordinateur pourri, améliore ma cinéphilie en me prêtant le meilleur film du monde ("Le Feu Follet" de Louis Malle d'après Pierre Drieu La Rochelle: chef d'oeuvre de pessimisme) et, suivant l'humeur, me transforme en héros romantique dans les pages de son journal intime sur internet. Surtout, il connaît dans le moindre détail mes hauts et mes bas faits d'armes avec les filles dont je tombe amoureux. Ah, et je précise également que j'ai présenté Mathieu Zazzo, un des deux photographes de cette revue, à l'intransigeant Jérome qui cherchait à recruter un bassiste doué. Mathieu avait pour lui et l'instrument et la gueule (tendance Paul Simonon de The Clash, mesdemoiselles !) de l'emploi. Entre les deux ça a collé immédiatement. Désormais, Jérome Attal sonne plus tendu et plus crépusculaire qu'auparavant. Désormais Jérome Attal est le groupe français dont vous n'aurez pas honte. Merci qui ? Vous pouvez m'appeler Malcolm Mc Laren de sous préfecture si ça vous défoule, mes canards... Quand on a la certitude que ses amis ont plus de choses à dire et plus de classe que la grande majorité des groupes d'ici on aurait tort de ne pas le crier sur les toits.
(Jean-Vic Chapus
- New-Comer, Printemps 2004 )
 
 
    Jérôme Attal Live.
    Auteur de textes dans quelques "petits" albums récents (Pagny, Birkin...), Jérôme Attal dévoile enfin ses efforts perso. Indie pop très efficace ("Sylvie et son lapin"), électro envoûtante ("Juillet Odéon"), complainte poignante ("Le jeune homme changé en arbre") voici une grande palette de talents sous influence croisée de Gainsbourg et du dandy Beigbeder. Quant aux textes, tour à tour malins, précieux ou touchants, ils rappellent que des paroles de chansons peuvent avoir de vraies qualités littéraires. A découvrir sans tarder.
    (Christophe Graciot. ça se passe comme ça.) (juin 2004)
     
    Il fallait bien que ça lui arrive Jérôme Attal nous pond un live avec plein de nouvelles compos dedans. Adorablement maniéré comme toujours, le dandy qu'il est s'assume paradoxalement avec simplicité. Le Parisien chic et bohème emballe toujours par sa capacité à faire sonner sa pop, tendance anglaise. Des mélodies simples, mais érudites, sur fond de chroniques, de petits détails et de grands sentiments. Ne s'écoute pas sous la douche ou en mangeant des caouettes avec les potes ; son maniérisme et ses références à Cocteau ou à Lacan peuvent effectivement agacer, mais en plongeant dans ses histoires, on est séduits, amusés, touchés. Sa futilité devient universelle. Et dans ces moments de grâce Jérôme Attal est tout bonnement excellent.
    (Eric Nahon - Longueur d'ondes - presse écrite et net Juin 2004)

Métro 05.07.04

 

Le Nouvel Observateur, octobre 2004

 

Le Parisien Juin 2004.

I-mode septembre 2004

 

GALA - Août 2004.

 

 

Le Monde juin 2004.

 

20 Minutes.

 
    Contrairement aux années précédentes, c'est dans une vraie salle de concert, l'Espace Miramar, que se déroulent les Talents du Sud. Certes le lieu n'est pas aussi intimiste que le Grand Bleu (NDR : bar de l'hôtel Noga Hilton dans lequel se déroulait jusqu'à maintenant cette manifestation), mais cette série de showcases a gagné en professionnalisme : une vraie salle, une vraie scène et des groupes très intéressants. Tout comme l'année dernière, je ne vous parlerais pas de tous les groupes (douze au total), mais uniquement de ceux qui m'ont tapé dans l'oeil (...) Jérôme Attal a laissé son double auditoire bouche bée. Je dis « double auditoire » car après avoir enchanté le forum de la Fnac de Cannes dans l'après-midi, il nous a autorisé à pénétrer dans son univers le soir, sur la scène de l'Espace Miramar. Sensibilité à fleur de peau, voix douce mais non monotone, aspect théâtral exacerbé, l'artiste Jérôme navigue entre chanson française aux textes sublimes et sonorités un peu plus modernes, teintées de samples et boite à rythmes. Venant de la région parisienne, c'était son premier concert sur la Côte, et le public en demande encore ! Surtout qu'il est doté d'un humour particulièrement corrosif, ce qui ne gâche rien, bien au contraireA suivre de près. (Le Journal de la Musique - Janvier 2004)
 
 
 
 

Avec lui c'est toujours les douceurs des derniers beaux jours d'automne. Quand je l'écoutais chanter, la première fois, je lisais La vie et l'art d'Albrecht Dürer où Panofsky évoque la théorie des quatre humeurs associées aux quatre saisons et quatre vents principaux ; si notre corps où coulent les humeurs n'est constitué que de flux. Le sang, l'eau, la bile jaune, et la bile noire : la mélancolie. Considérée comme maladie effrayante dévaluée dans tous les manuels de médecine, mais à soigner par la musique, avant les représentations sur cuivre de Dürer. Melencolia I pour lui c'est la représentation de la génialité mélancolique, elle n'a rien d'un état dépressif morose et pesant, c'est au contraire l'énergie du génie profane dans les mondes érudits et puissances imaginatives, par cette sensibilité particulière aux êtres et aux choses, dans l'art. Et la saison de la mélancolie, cet état fragile et clairvoyant signe d'une supériorité de la sensibilité et de l'esprit, c'est l'automne venté par le rude Borée. Et ça me fait absolument penser à l'infinie douceur élégante des mots de Jérôme, écrits et chantés (pop électro, on m'avait dit), qui exacerbe ou paralyse les émotions, rendant chaque rencontre et conversation romanesque, romantique.

Ces temps-ci je n'avais pas eu ma lecture attentive de son journal (en ligne, www.jerome-attal.com) et forêt des possibles amoureuses, le cri élégant de la feuille, parce que c'est un jeune homme qui se change en arbre en chanson par amour absolu non exaucé vous savez, et pourtant j'ai dû bien souvent, et des fois encore, ne pas le croiser de peu, dans ses virevoltes St Michel, Raspail, et les petites rues St Germain, son triangle des Bermudes, entre les gourdes à pieds lourds et les dragueurs imbéciles inopportuns jamais emmitouflés dans les écharpes romantiques d'automne. Novembre froid c'était pourtant dans deux jours.

Pour se confiner hors d'atteinte du froid, lui, il trouve qu'il n'y a rien de plus efficace que de " glisser ses mains sous le pull de la fille qu'on aime ". Et pendant le concert, j'ai bien l'impression que pas mal de filles seraient assez partantes quand il chante, voix lascive un peu surprenante au début, que La pornographie c'est tout ce qui n'avait pas de durée. Ses chansons sont douces amènes comme je m'imaginais à lire son journal intelligent, finement drôle et souvent triste en ce moment, les rencontres et amours manqués, les mauvais sommeils suppliciés ; ça n'a rien à voir avec une accumulation triviale d'anecdotes, c'est sans concession, d'une grande intensité souvent, et enrichi des visites de Duras, Artaud, Bacon, comme Lacan parle du désir au début de Genoux, hiboux, cailloux.

Je suis un peu surprise la première fois que je le vois, dans cette salle de concert en novembre, je n'avais vu, dans son journal, qu'une photo d'enfance de lui, avec une bouille rieuse un peu dorée sur les joues mutines, yeux chiffonnés, posée sur une chemise bleu électrique avec un petit mouchoir d'ornement faufilé dans la poche supérieure gauche, et je m'attendais, plus adulte, à le voir pâle - c'est vrai -, mince, doux-élégant, c'est vrai aussi, mais plus ténébreux, définitif comme il peut l'être dans son journal. En réalité il est bien plus léger, ses gestes peut-être, et attitudes corporelles. Sur scène il est fantaisiste, avec ses drôles de petits sauts mouvements élancés souples - l'épanchement des flux probablement- , délicats féminins parfois, l'humour entre les chansons, et les drôleries sautillantes des jeux de mots, et quand il cherche, veut absolument retrouver " Jean (Cocteau), où il est ? ", le catalogue de l'exposition qui se trouvait sur son pupitre au début du concert qu'il tournait vers nous par moment, on dirait vraiment un enfant qui fait des caprices, parce que cette petite chose a du sens et est très importante pour lui à ce moment là, et qu'elle doit y être, absolument. Dans ses vallées boisées malheureuses d'automne, ces choix de chansons tristes ce soir dans La convalescence d'un baiser, il y a toujours des fantaisies habiles et douces enfantines pour rétablir l'équilibre des humeurs du monde. Et c'est ce que j'ai envie de dire à ma voisine qui me dit que le jeune homme changé en arbre lui donne envie de pleurer. Que c'est juste la nuit avant la clairière des nouveaux possibles. Que quand j'entends la petite mélodie gaie enfantine de La chaîne du froid (un amour manqué), je la reconnais dès l'intro, je me dis que c'est un peu comme sauver un instant une journée difficile sombre de novembre. C'est toujours ses fantaisies qui rendent les mélancolies plus douces.

(Claire Fercak, revue Cancer, Printemps 2004)

 
 
 
    Coup de coeur ! Genoux, hiboux, cailloux est un disque fourmillant, imaginatif, sensible, extraordinaire ! Le lifting tant attendu d'une tradition de chanson française rendue moribonde et revitalisée par l'approche électro d'Attal. A noter le journal intime de ce dernier disponible sur internet, ça vous fait du coup deux bijoux à découvrir !
    (Liberté Hebdo du 20 au 26 septembre 2002)
 
 
 
 
    Quand l'acharnement artistique confine au sublime. Contre vents et marées, face à la bêtise érigée comme produit marketing et aux paroliers niveau CM2 promus comme nouveaux talents, Jérôme Attal continue de signer de sa plume de dandy quelques textes trop malins pour n'être que bien écrits (même si au détour de lignes, il en profite pour accepter une certaine part d'ombre, une fêlure qui gagnerait à être plus exploitée pour contrebalancer ce côté dandy tête à claque encore un peu trop revendiqué).
    Dans ce deuxième véritable album, on pénètre définitivement dans un univers culturel sans équivalent dans le paysage musical français, celui de la nouvelle vague, et plus précisément du couple François Truffaut ­ Jean Pierre Léaud. Les amateurs apprécieront, mais les autres ne seront pas forcément hermétiques à l'univers du chanteur, tant il rebondit avec zèle entre les genres musicaux. Car sur ce nouvel album s'entrechoquent aussi bien électro pop 80's (Les Femmes Japonaises, tendance Daho jeune), ballade nostalgique au piano (Le Jeune Homme Changé en Arbre), trip-hop hypnotique et heurté (Juillet Odéon) menuet pop (Hiboux Genoux Cailloux), électro labellisée Freinchteutch (Les Femmes Japonaises) et même un pur moment de sublime musical, le nappant Les Petits Pieds de la Mélancolie, enlacé autour d'une ligne de basse gainsbourgienne en diable mais pourtant totalement accaparante, comme un moment d'éternité-mélancolie en boucle.
    De ce disque remarquable, aussi bien dans la progression de l'oeuvre du chanteur que face à ce qui se fait en nouvelle variété française, le grand public reste pour l'instant privé, puisqu'on le croît avide de prépubères arrivistes aux carrières instantanées. Cela est bien sûr un gage de qualité. Mais ici, utopiste en diable, on rêve qu'il contribue à l'ouverture d'une faille au même titre (mais dans des domaines différents) qu'un Benjamin Biolay ou qu'un Chet. A force de creuser le sillon de la médiocrité, la France finira par avoir un sursaut culturel comme elle a eu un sursaut républicain ; et ce jour là, nul doute que Jérôme Attal ne sera pas très loin.
    (Buzz / juillet, août 2002)
 
 
 
 
    Une petite poignée d'années que Jérôme Attal gravite dans le monde de l'auto production parisienne. En Angleterre les chansons de Jérôme Attal auraient déjà occupé quelques pages dans les gazettes musicales. Ailleurs ses chansons passeraient plus à la radio que certaines conneries alternatives sans avenir dont nous préférons taire le nom. A croire qu'ici on n'aime pas les chanteurs chics, qu'on déteste les textes à la mélancolie érudite et surtout qu'on ferme les oreilles à l'approche de la première mélodie sophistiquée entre Gainsbourg, Bryan Ferry et Pulp. Car voilà le grand problème : la France des maisons de disques frileuses et des vraies fausses radios rock refuse encore l'évidence, les chansons de Jérôme Attal sont impeccables. Avec ses manières un peu vieillottes et distinguées ce chanteur écrit des morceaux nostalgiques qui sonnent comme autant de réminiscences de la pop anglaise et du cinéma de la Nouvelle Vague. O.K, imaginez un jeune homme charmant et cultivé, traînant ses guêtres dans les cafés du quartier latin, un bouquin de Duras à la main. Il regarde les filles bien sûr. Il tombe amoureux évidemment, plus de douze fois par jour. Jérôme Attal c'est un personnage échappé d'un film de Jean Eustache. Jérôme Attal c'est un chanteur compositeur qui fantasmera toujours l'innocence des sixties et ceci à l'heure du rouleau compresseur Star Academy. Mieux vaut Anna Karina que Loana. Mieux vaut chercher l'amour dans des fantasmes littéraires plutôt que s'abonner à la chaîne porno. Et cet album rare ? Sublime, forcément sublime avec ses airs délicats aux titres évocateurs : "Le jeune homme changé en arbre", "Les petits doigts de pied de la mélancolie", "La pornographie", son groupe jouant serré (un vrai groupe) et son électro pop de bonne compagnie. L'attrape coeur de saison. Les maisons de disques n'en veulent pas pour le moment. Ca va venir. "Il va falloir trimer" cher Jérôme. (New Comer - mai 2002)
 
 
 
 
Jérôme Attal et sa pop électro s'exposent depuis maintenant quatre ans sur le web. Le site est sobre, convivial et fourmille de contenu divers. Comment suivre la naissance, les déboires et les tribulations d'un auteur-compositeur-interprète autoproduit au jour le jour ? Réponse dans le journal intime d'un chanteur égotiste où jérôme Attal se met en scène dans la vie de tous les jours. Les anecdotes et les petits faits quotidiens prennent une tournure savoureuse sous sa plume parfois acide. C'est souvent drôle, parfois émouvant et quelquefois agaçant. Un régal ! En prime et pour vous faire une idée du répertoire "attalien", quatre morceaux du nouvel album sont téléchargeables en mp3.
 
(Sur la même longueur d'ondes - juillet /août 2002)
 
Sans ses argonautes, Jérôme Attal continue de délivrer une pop bien ouvragée aux textes à l'humour souvent décapant, dont on attend de suivre bientôt les développements sur un disque qui bénificierait enfin d'une exposition bien méritée.
(ADEN - supplément culturel du Monde, février 2002 à propos du concert au Glaz'Art)

 

Auteur particulier, les textes de ses chansons sont toujours très écrits, qu'il parle de la vie, de l'amour ou de son nombril. En continuant sur la voie de l'humour et de l'érudition, Jérôme Attal continue de se tailler la redingote de dandy qu'il affectionne. Compositeur particulier, sa pop teintée d'électro est diablement efficace pour polluer nos cerveaux avec ses petites mélodies accrocheuses. Interprète particulier, sa voix légèrement nasillarde peut heurter d'emblée, mais il faut bien avouer qu'on s'y habitue assez facilement. Cette voix parfois trop maniérée charme autant qu'elle énerve et c'est ce mariage de l'aigre et du doux qui emporte
le morceau. Ce deuxième album, plus abouti que le premier, permet d'entrer de plein pied dans la galaxie Attal, un mélange de bobo érudit sympathique, grand duduche romantique, gueule d'amour à qui on donnerait le bon dieu sans confession et les bonnes soeurs dans le confessionnal, capable de nous tordre de rire ou de nous émouvoir d'un morceau à l'autre. "Jérôme Attal", un disque, et surtout un artiste qui vaut qu'on se penche de son côté, juste pour qu'il ne figure pas dans 10 ans sous la rubrique "ces trésors
cachés de la pop française.
 
(Sur la même longueur d'ondes octobre 2002)

 

Toujours prompt à renaître, Jérôme Attal a quitté le costard dandy pop, usé sur plusieurs disques, pour enfiler une chemise aux couleurs pâles et électroniques. Plus mélancolique que jamais, il propose quatre nouveaux titres lorgnant tantôt vers Jay-Jay Johanson (Juillet odéon et sa structure cahotique entre trip-hop et downtempo), tantôt vers Lulli (Hiboux, genoux, cailloux, menuet pop nourri aux samples). Oubliant les calembours comme le détachement à la Gainsbourg pour se faire plus personnel, Jérôme Attal enchaîne les titres modèles - la mélancolie nocturne de Paris m'as-tu-vu, le happening spoken word de La pornographie - tout en en contournant les poncifs, pour créer une sorte de nouvelle chanson moderne, où l'électronique n'est pas un gadget sonore mais un instrument aussi réel que discret.
( Buzz novembre 2001)
 
Ici on admire cet art de l'équilibre fragile entre intelligence des textes et sophistication des mélodies. En tout cas les quatres titres moites ici présents (mention spéciale à l'hypnotique: La pornographie) donnent envie d'en savoir plus sur un des artistes français les plus sous estimés de l'époque. On pense à taxi Girl, The Divine Comedy, Gainsbourg parfois. Avec son dandysme musical assumé envers et contre tout Jérôme Attal figure l'OVNI discographique chic de cette rentrée.
(New Comer - octobre / décembre 2001)
 
La crème de la nouvelle scène française se produira dimanche 28 janvier dans un cadre habituellement réservé au jazz, celui du Duc des Lombards.
C'est tout d'abord la formation pop-chic de Jérôme Attal qu'il ne faudra manquer sous aucun prétexte. Depuis quelque temps, ce groupe érudit entreprend avec réussite le mariage de la mélodie classe -option pop britannique et des textes aussi ironiques que lettrés, dans lesquels on ne manquera pas de reconnaître les influences de Gainsbourg. Ceux qui aiment autant Dutronc que Brian Ferry peuvent donc se déplacer sans trop de risque d'être déçus.
A signaler que Jérôme Attal est souvent assez convaincant dans l'exercice du dialogue surréaliste avec le public.
(Paris-Avenue)
 
Une pop prometteuse dont l'espièglerie de façade ne saurait éclipser de véritables qualités d'écriture.Olivier Nuc (ADEN)
 
A la recherche de la Toison d'or, Jérôme Attal est un moderne Jason dérivant au gré d'une pop intimiste de très bonne facture et terriblement actuelle.
(Nova mag)
 
 
 
 
 
au sujet du disque:
Juste avant la guerre avec les escabeaux :
1999 - 2000
 
Voici un album à la fois étonnant et surprenant, en effet il se présente sous deux facettes totalement différentes: celle des textes et celle de la musique. Les mélodies sont des plus classiques, d'une accueillante évidence par leurs refrains pop dans la pure lignée d'un Daho. Par contre, les textes sont déroutants, à lire sur plusieurs degrés, on joue constamment sur les mots. Ils dépeignent notre société avec une ironie décalée, que ne renierait pas Bashung. A l'arrivée: un album au goût amer, long en bouche, méritant plusieurs écoutes, mais loin d'être inintéressant.
Simon Pégurier (Nouvelle vague) novembre 2000
 
L'electro-pop que défendent Jérôme Attal & les Argonautes vise l'ouverture grand public et lorgne du côté de Serge Gainsbourg pour les textes. Ce premier album, après deux ans d'existence et plus d'une centaine de concerts, retient l'attention grâce aux chansons attrayantes, à l'ampleur du son et à l'ambiance distinguée qui règne sur l'ensemble.
H.M. (Rock & Folk) décembre 2000
 
Laissons nous séduire par ces mélodies bien pop et ces textes habiles où l'humour s'encanaille avec la plus rare des désinvoltures, celle d'un véritable talent à venir et à suivre.(Coca'zine) novembre 2000
 
L'album autoproduit de l'année est enfin sorti! 11 titres de pop gainsblurienne impeccables, tour à tour dansants (le tube Eastwood chagrin disco), beaux (je veille sur le corps d'un rêve) ou obsédants (La ville quelconque), admirablement mis en sons. Quant aux textes d'une fine drôlerie sémantique dignes d'un Bashung, ils donnent au disque une endurance rare.
(Buzz) novembre 2000
 
Les médailles du mérite et de la persévérance sont allouées sans contestation possible à Jérôme Attal et ses argonautes qui reviennent pour onze morceaux au titre générique alarmant: Juste avant la guerre avec les escabeaux. En ajoutant de l'électronique dans sa pop le dandy des temps modernes met en sourdine le maniérisme emprunté de sa voix. Conscient de cet état de fait, jérôme se joue de lui-même sur l'accoustique Le dandy laisse sa peau mais jamais sa chemise aux vestiaires. Mention spéciale pour le somptueux duo en compgnie de Claire Deligny, Tu n'es plus que l'ombre de moi-même. Dandy sans Warhols.
Jean-Noël Dastugue (Magic!) oct.2000

 
Quand la Pop française se pique de péter la gueule à sa cousine british, ça donne : Jérôme Attal & les Argonautes, un groupe à placer dans le peloton de tête de la chanson Pop d'ici. Jérôme Attal & les Argonautes tient la dragée haute à tous nos vénérables artistes du genre, il est curieux d'ailleurs qu'aucun directeur artistique ne se soit penché sur leur cas. Chez Jérôme Attal & les Argonautes, on ne lésine pas sur les arrangements, ni sur la production impeccablement habile, qui laisse sa place à une voix d'un dandysme absolu. Chapeau.
N.V. (MIX) nov/déc.99
 
Prolongement exemplaire d'un précédent opus autoproduit, et toujours pas de distribution à la hauteur de l'événement. 4 titres, qui confirment tout le bien que l'on pense de ces musiciens, dont la pop racée et mélancolique ainsi que le propos charmeur ne pourront souffrir plus longtemps pareille confidentialité. Une certaine reconnaissance scénique vient confirmer le potentiel du groupe, qu'une signature au sein d'un label intuitif accompagnera de belle manière. Les paris sont ouverts...
Alain Birman (Sur la même longueur d'Ondes)
 
Un jour l'ensemble de la profession aura des comptes à rendre. Un jour, labels, managers, journalistes, et soi-disant amateurs de belles mélodies sophistiquées et autres textes impeccablement troussés passeront en cours martiale. Car il faudra bien expliquer pourquoi Jérôme Attal & les Argonautes restent confinés dans un statut proprement insupportable d'autoproduit. Il faudra expliquer pourquoi leur nouveau quatre titres aux sonorités oscillant entre électronique dandy et pop de haute voltige ne recueillent sous nos lattitudes que peu d'échos. Ici on constate c'est tout. Jérôme Attal magnérise et cabotine toujours aussi bien sur de beaux textes en français ("La nuit nous creuse aux angles, déjà tu bailles aux anges"). Quant aux Argonautes ils ressemblent de plus en plus à un groupe de rêve : à mi-chemin entre les ambiances crépusculaires du "To bring you my love" de PJ Harvey et le Roxy Music de la grande époque. C'est ludique, mélancolique, admirablement poseur.
J-V. C. (Planet of Sound) nov.99
 
Nous n'insisterons jamais sur le talent de ce combo mené par un Jérôme complètement Attal dans son inspiration. Les Argonautes ne sont que le prolongement doigté d'une volonté exigeante, au travers de laquelle chacun décore comme il se doit l'univers extraordinaire de chaque chanson. "L'enquête de police" le démontre. Quant à "La Douleur Etait telle" on a failli craindre que le JA n'ait été remplacé par Yves Simon. Mais là encore, ce n'était qu'un effet vocal et caméléon. "La ville quelconque" se traîne comme un serpent, dissimulant difficilement sa sensualité pour aller jusqu'à "La Party" que nous appréciions déjà fort. Cette version "99" appuie la démarche d'un combo affirmant l'évolution d'un travail désormais très axé sur les ambiances. Réussite, encore une fois.
Marc sapolin (Standards) Déc.99
 
 
 
 
à propos des deux 4 titres qui ont précédé
l'album: Juste avant la guerre avec les escabeaux.
1997 - 1999
 
Si on danse riquiqui chez Jérôme Attal & les Argonautes c'est parce que le groupe préfère se concentrer sur des textes bien troussés et jamais gratuits. De toute façon on a jamais cherché à remuer le popotin au son de Radiohead : il est donc aisé de s'abstenir encore une fois avec ces parisiens. Pris entre l'éloquence d'un entertainer et les visions d'un savant arrangeur, Jérôme se pose et en jette sur ces brillantes compositions.(...) Le groupe inscrit alors un nouveau chapitre à la Divine Comedy.(MAGIC!) Octobre 98
 
Une de ses plus belles incarnations dans la pop française autoproduite s'appelle Jérôme Attal. Un grand blond à lunettes qui,plutôt calme dans la vie, se transforme sur scène en une espèce de showman hilarant (pour peu qu'on apprécie les degrés au-dessous du deuxième) qui n'est pas sans rappeler Seinfeld. Seulement, avec cet air de ne pas y toucher, Jérôme Attal et les Argonautes est aussi l'une des musiques les plus prometteuses de la région. Que ce soit sur leurs deux cd quatre titres impeccable ou lors de concerts remarquables, on retrouve le talent des Argonautes pour une musique racée et fière. Leur premier CD sorti il y a bientôt un an, imposait déjà un vrai talent entre pop maniérée (Je Veille sur le corps d'un rêve) et efficacité rock (le tube en puissance Aucun Principe...). Le petit nouveau, affiche une maturité sonore impressionnante. Une production ultra chiadée, bourrée de rondeurs chaotiques et de détails passionnants fait de La Ville Quelconque ou La Party (99) de véritables expériences sous forme de chansons. Comme le groupe se définit si bien : de la pop Gainsblurienne. Mais si sans ses Argonautes, Jérôme Attal ne serait pas chanteur, il pourrait en solitaire donner des leçons de dandysme désabusé à Bryan Ferry. Car le leader mélange sans complexe ses mots et ses maux dans des paroles formidablement poseuses, entre poésie romantique et collage de mots pour se la jouer, mais toujours enrichissantes. C'est d'ailleurs ces qualités littéraires qui ont empêché le groupe d'être déjà signé par une maison de disques. Alors le garçon va petit à petit vers plus de lisibilité, sans perdre de sa faconde : " Mais cela n'empêche pas qu'on ne doit jamais perdre de vue la portée ludique des mots.L'écriture doit rester un plaisir ". Car musicalement, le groupe est prêt pour toutes les gloires. Les Argonautes de Jérôme Attal savent y faire pour développer des ambiances rêveuses et contemplatives sans se perdre dans leur nébuleuse. On aura entendu pour chaque morceau live le petit gimmick de guitare ou de claviers qui fait d'une chanson ce qu'elle doit être, à savoir quelque chose qui parle et que l'on retient. N'hésitez pas à le vérifier le 14 Octobre prochain au Glaz'Art pour le lancement de leur nouveau CD (alors en vente dans les grands magasins de disques) en attendant l'entrée du groupe, aussi espérée que prévisible (n'est-on pas dans le "Meilleur des Mondes "?) dans la cour des grands.Christophe Graciot (Buzz) septembre - octobre 99
 
Jérôme Attal, dandy Ironique. Entouré de ses Argonautes, cet ex-étudiant en histoire de l'art, fondu de P.J. Harvey ("Je fais de la musique pour pouvoir me marier avec elle") a une plume redoutable: C'est donc lui, minet hautain, petit Alexandre qui peine sur un monticule de macédoine, dans une assiette en carton (...) Goûtez la qualité du sarcasme qui vaut l'efficacité des arrangements soutenant la voix de ce dandy. Pas encore signé, Jérôme Attal promène sa grande carcasse de scène en scène et se livre à un amusant petit jeu de Journal Intime sur Internet."Frédéric Garat (Phosphore) Mai 99
 
De Jérôme Attal & les Argonautes on ne connaît en fait que peu de choses: un disque auto produit au raffinement encore jamais rencontré sous nos latitudes, plus une poignée de concerts ironiques où le petit Lord maison se débat (à son avantage) dans un subtil cocktail de musique Pop gracieuse et de provocations verbales aux solides références littéraires. Depuis cette rencontre impossible de ne pas chanter leurs louanges. On n'y ira pas par quatre chemins le meilleur groupe français que le grand public n'a pas encore découvert, c'est eux.
(Planet Of Sound) Juillet-Août 99.
 
 
 
Premiers articles encourageants sur K7 démos 1997.
 
Si le groupe précise ironiquement sur une de ses cassettes que Ceci n'est pas une maquette c'est qu'il a su aussi démontrer en studio les qualités de sa Pop(...) Avis aux producteurs, labels, éditeurs, tourneurs...Nathalie Paul( Musique Infos Hebdo)
 
 
Pop bien foutue, accrocheuse et variée...Une influence Gainsbourg prononcée: "à côté d'aujourd'hui", des textes à tiroirs et une musique serrée par de nombreux concerts...Efficace!(Dazibao)
 
 
 
 

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